Morgane B. *

 Morgane B. *
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On vit, comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore. Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs et on a des projets. Pouvoir, fric, débauche et pour les courageux, gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on les réalise jamais et on est fustrés pour l'éternité, soit on y parvient et on peut enfin se dire qu'on est heureux. Et puis on crève et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur de l'inconnu, du pire. Et puis qu'on l'avoue ou non, qu'on le veuille ou pas, on attend toujours quelque chose. Sinon on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu'à ce que le sang gicle. On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut, de toujours plus haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on frôle l'accident. On fume trop, on boit trop et on frôle l'overdose. Ca fait peur aux parents, des gênes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires qui dégénèrent à ce point là, c'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelques choses, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent jamais rien mais qui signe le chèque à la fin du mois. Et on les déteste parce qu'ils nous donnent tant et si peu à la fois. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte réellement. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre, on a une carte de crédit à la place du cerveau et un aspirateur à la place du nez. On va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons que de vrais amis et une multitude de numéros dans notre répertoire qu'on appelle jamais. On est la jeunesse dorée, une génération ratée. Mais à ce qu'il paraît, on a pas le droit de s'en plaindre parce qu'on a tout pour être heureux. Pourtant on crève doucement dans notre univers d'enfant, des moulures à la place du ciel, repus, le sourire aux lèvres.
Bourrés de nicotine, de coke et de vodka.




Hell, Lolita Pille


Aimer, sans aimer. & Puis quoi Merde, J'en sais RIEN moi.

CLiQUE =)
# Posté le dimanche 09 novembre 2008 11:43
Modifié le dimanche 11 janvier 2009 13:25

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" On a tort de parler en amour de mauvais choix, puisque dès qu'il y a choix il ne peut être que mauvais. "
Proust (Marcel)

# Posté le samedi 15 novembre 2008 05:41
Modifié le vendredi 09 janvier 2009 15:38

0n change pas une équipe qui gagne (L) :D

0n change pas une équipe qui gagne (L) :D
# Posté le dimanche 04 janvier 2009 07:18
Modifié le dimanche 15 février 2009 16:15

Il n'y a pas d'amis, il n'y a que des moments d'amitiés. Jules Renard

 Il n'y a pas d'amis, il n'y a que des moments d'amitiés. Jules Renard
# Posté le mardi 29 juillet 2008 05:42
Modifié le mardi 17 février 2009 16:25

Tanny, tu me manques tellement. (L)

Tanny, tu me manques tellement. (L)
# Posté le vendredi 10 octobre 2008 16:40
Modifié le jeudi 01 janvier 2009 16:56

_ 0n est bien partiiiiis :D

_ 0n est bien partiiiiis :D
C'que Je t'aime, <3



# Posté le mercredi 16 juillet 2008 12:25
Modifié le samedi 10 janvier 2009 15:37

_LE cheval t'apporteras toujours ce que l'Homme est incapable de te donner. *

 _LE cheval t'apporteras toujours ce que l'Homme est incapable de te donner. *
# Posté le lundi 03 mars 2008 08:39
Modifié le jeudi 01 janvier 2009 16:37

# Posté le lundi 15 décembre 2008 04:07
Modifié le vendredi 02 janvier 2009 10:24